Artistes : Jef Aérosol, Ma Zhongyl, et Pascale Fournier
Du 11/03/2010 au 6/04/2010

Street Art, art urbain et influence POP
Des tags et inscriptions sur les murs à l’écriture sauvage et au graffiti, ce que l’on connaît maintenant sous le nom d’art urbain ou Street Art est un mouvement majeur de l’art contemporain.
Né dans la rue dans les 70’s, le Street Art et de manière plus élargie l’art urbain, ont représenté un terrain d’expression politique et poétique, un acte de liberté fondamental réalisé par des artistes de rue influencés par les cultures Pop et Rock. Héritiers du mouvement graffiti américain, les artistes urbains utilisent aussi bien la peinture, l’affiche, les installations que le pochoir pour créer leur propre écriture picturale dans l’espace public. Ses artistes ont en commun une activité (illégale ou non) d’interventions urbaines.
On peut aujourd’hui considérer que l’art urbain est le mouvement artistique le plus important au tournant de se siècle…
« La culture urbaine a ceci d’unique qu’elle s’exprime sans barrière. La rue offre aux artistes un espace privilégié de liberté d’expression, en prise directe avec le public. L’œuvre engage chaque passant, vis-à-vis de lui-même comme spectateur. Elle les questionne sur l’empreinte de l’homme sur le monde. Dans ces conditions, l’art se lie forcément à la vie sociale et détourne les codes et les signaux de la ville pour une lecture nouvelle de l’environnement urbain ». (Catherine Mairet pour Surfaces Actives)
A la différence du graffiti traditionnel, du writing américain ou du hip-hop nés aux Etats-Unis, les street artists n’ont pas systématiquement recours à la lettre et à l’outil aérosol. Leurs modes d’expressions se sont élargis à d’autres média et supports. Universellement présent, ce mouvement se retrouve dans l’essentiel des pays libres occidentaux.
Il a pris un espace à part, contesté, plus difficile en Asie et particulièrement en Chine où paradoxalement, hormis la culture de l’affichage et des dazibaos, seuls certains espaces sont annexés en toute liberté par les artistes, comme le village d’artistes de Song Zhuang, dans le district de Tong Zhou à Pékin. Ailleurs, l’expression libre dans l’espace des villes est extrêmement limitée. En preuve l’exemple de Liu Bolin dont l’atelier a été fermé et qui a transposé son mode d’expression en installations itinérantes. En se peignant lui-même ou d’autres personnes, Liu Bolin se fond dans une variété de paysages qu’il photographie ensuite.