Femmes Célestes


Artiste : Jia Juan-Li

Du 15 janvier au 7 mars 2009

Les récits sur la condition féminine de la Chine ancestrale, imprégnés par les souvenirs familiaux, hantent la mémoire de JIA Juan Li.

La femme est le thème central de son œuvre. Une démultiplication d’un même personnage montre au spectateur ses différentes facettes. Ce dernier est invité à parcourir ses univers mystérieux.

Elle décrit ses peintures comme des “songes conscients”. Dans les jardins et les intérieurs des palais apparaissent les dames de cour qui traduisent une forte sensibilité chinoise. Sa peinture se caractérise par l’équilibre, l’élégance, la tranquillité des lignes et des couleurs.
Les portraits présentent une femme opaque, toujours identifiable. Dans un espace ostensiblement clair, elle se montre petite, fine, légère, fragile et distante. Sa tête et ses mains sont découvertes, tandis que son corps, incarnant la sensualité dans la peinture traditionnelle, se dissimule derrière d’amples draperies. JIA Juan Li veut-elle détourner notre regard sur autre chose ?

Dans les scènes d’intérieur, solitaire et silencieuse, elle n’émerge jamais à la surface. Apparaissant et disparaissant dans la succession des plans, elle est toujours en récession. Elle est intimidée par notre présence, nous n’arrivons pas à percevoir l’expression de son visage. Dans cette intimité, elle nous est inaccessible.

Dans les jardins, le personnage féminin, démultiplié dans son mouvement, danse et joue. La solitude et le silence sont rompus. La nature est son univers.

Ainsi, la femme devient nature et la nature devient femme. L’environnement sauvage et flottant est transcendé par ce mariage léger et fleuri.

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